![]() Vers d'autres foyers Né à Shawinigan au Québec (Canada) en 1970, j'ai passé la plus grande partie de mon enfance dans cette région. Troisième d'une famille de quatre, j'étais un enfant super actif qui demandait beaucoup d'attention. Le contexte familial d'alors était souvent très difficile. Les soucis et la fatigue de mes parents les conduisaient fréquemment à des querelles plus ou moins violentes. L'aboutissement d'une telle situation a été le divorce de mes parents. Ils se sont ensuite partagé tour à tour la garde de l'enfant en trouble de comportement que j'étais. En juillet 1983, mon père m'annonçait mon départ pour "l'école de réforme": un centre pour jeunes aux prises avec des problèmes familiaux. La séparation a été très difficile pour moi. J'ai vu par la fenêtre de la chambre qu'on m'avait assignée, la voiture de mon père s'éloigner du centre. J'étais seul. Le séjour était prévu de trois semaines. Après ce délai, j'ai fait mes valises et je me suis assis près de la porte d'entrée pour attendre mon père. Quelques minutes plus tard, un éducateur est venu me dire que mon retour à la maison ne se ferait pas cette journée-là. En effet, il ne s'est pas fait qu'après un an et demi de détention! Ensuite, mon père m'a repris avec lui mais ce fut à nouveau en vain; je prenais trop de place, j'ai donc été placé dans une famille d'accueil. Cependant, mon séjour dans un nouveau foyer n'a été que de courte durée puisque j'ai dû retourner au centre d'accueil à cause des "abus de liberté" de toutes sortes: heures de rentrée impossibles, école buissonnière, non-conformité aux règles de la maison, etc... Pendant tous les mois passés dans ce centre, ce qui m'a le plus marqué sont sans contredit les nombreuses heures lentement écoulées dans les "pits": des salles d'isolement faites de blocs de béton et qui ne contenaient qu'un petit matelas et une oreiller. Derrière l'épaisse porte de métal, presque tout le temps plongé dans l'obscurité, je n'étais vêtu que d'un caleçon. Je m'y suis déjà retrouvé à cause de l'injustice d'un éducateur abusif de ses pouvoirs. Rock, mortalité et spiritisme À l'âge de quinze ans, j'ai été transféré dans un appartement supervisé par un éducateur et cohabité par quatre à six jeunes en réinsertion sociale. En pleine crise d'identité, je me suis alors tourné vers le monde de la musique rock. Devenu musicien à part entière dans un groupe "heavy métal", il n'était pas seulement question d'imiter les idoles sur scène, mais aussi de vivre le même style de vie qu'eux: sexe, drogue et rock & roll! Tout cela dans une popularité souvent bien imaginaire et un peu de gloire qui avait son prix. Pendant cette période, et depuis quelque temps, je n'avais plus de relations avec les membres de ma famille. Un jour mon superviseur est venu me chercher à l'école pour me dire que ceux-ci avaient besoin de me voir. J'étais vraiment surpris par cette convocation. Arrivé chez ma mère, je me suis retrouvé en face d'un très grand nombre de parents qui étaient en pleurs. Mon père m'a alors conduit dans une chambre pour me dire que mon frère aîné avait été impliqué dans un accident de la route au cours de la nuit. C'est en voyant le visage de ma mère que j'ai compris qu'il était mort. Une partie de ma vie s'est alors écoulée. Rénald était mon confident et mon ami. Il était aussi musicien et nous avions beaucoup de choses en commun. Il m'était déjà arrivé de fuguer pour le retrouver chez lui. Mais là, il n'était plus ! Au prix d'une relation stable avec sa conjointe et leur enfant, mon père est revenu me chercher quelques mois plus tard ainsi que mon autre frère parce qu'il voulait avoir ses fils avec lui. Ma jeune soeur habitait avec notre mère. Par la suite, ma vie a connu une certaine stabilité. Après les études secondaires, mon père m'a obtenu un travail à l'usine où il travaillait. J'étais très bien rémunéré, j'avais une voiture, un chalet, une amie... et aussi un grand fardeau sur mon coeur: je voulais savoir où était mon frère décédé.
J'ai donc cherché à le rejoindre, à entrer en communication avec lui et ce, en invoquant son esprit. Le spiritisme et les quelques "manifestations" étranges qui en ont résulté m'ont grandement traumatisé à un point tel que j'en subis encore les conséquences aujourd'hui. De plus, cette pratique n'a jamais pu répondre à la grande question qui se trouvait dorénavant sous mes yeux: celle de l'éternité. Je m'efforçais donc d'oublier tout cela lorsqu'un jour, il m'est arrivé un événement qui a transformé ma vie entière.
Comment croire? C'était un dimanche, en pleine nuit vers trois heures le sept octobre 1990. pendant un quart de travail à l'usine. Nous étions trois hommes assis à la table pour prendre notre repas. Une discussion était engagée entre mes deux compagnons de travail lorsque l'un d'eux s'est levé d'un coup sec en tempêtant pour finalement s'en aller. J'ai alors demandé à celui qui était resté quel avait été le sujet de la discussion. Il m'a tout simplement dit qu'il connaissait le seul moyen pour aller au ciel après la mort! Surpris par l'assurance d'une telle déclaration, je lui ai demandé en quoi consistait ce moyen. Il a d'abord commencé par me dire que j'étais séparé de Dieu à cause de mes péchés, et que par conséquent j'avais besoin d'un Sauveur. Il a ensuite ajouté que Dieu avait Lui-même pourvu à ce Sauveur en envoyant Jésus-Christ, son Fils bien-aimé, mourir sur une croix. Il me suffisait donc, disait-il, de croire en Jésus pour être sauvé! Quelle simplicité! Il n'y avait qu'un seul problème: je ne savais pas COMMENT CROIRE! C'est avec l'aide d'une histoire vraie qu'il me l'a fait découvrir.
Sur le bord des imposantes chutes Niagara, des foules immenses sont réunies pour voir un spectacle unique dans les annales de l'histoire. Charles Blondin, le plus grand équilibriste du monde, s'apprête à traverser sur une corde tendue d'une rive à l'autre. Après avoir entendu cette histoire, j'ai compris COMMENT il fallait CROIRE en JÉSUS pour ÊTRE SAUVÉ! C'est de la même manière qu'Henry Colcord a cru en Blondin. Cette nuit là, j'ai donc FAIT ENTIÈREMENT CONFIANCE à JÉSUS-CHRIST ET JE L'AI REÇU COMME SAUVEUR PERSONNEL ET SEIGNEUR DE MA VIE! Dès lors mon existence a été, et continue de l'être, complètement transformée!
Et vous, lecteur, qu'en est-il de vous? Devant la croix de Jésus-Christ, ne demeurez pas un simple spectateur mais confiez-Lui votre vie!
Gilles
Despins
![]() Copié du dépliant: "Une vie bouleversée!", ©Gilles Despins, avec l'accord de son auteur Maintenant Gilles... (page suivante) |